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Jahresabschluss limited

Optimisation de la
fiscalisation dans un réseau international de conseillers fiscaux et
d’avocats
1.
Qui sommes-nous ? – Introduction
Nous sommes un cabinet fiscal et juridique rattaché à un réseau
international de conseillers fiscaux et d'avocats (Low Tax Net) et
nous conseillons des mandants en provenance des pays les plus divers
(comme p. ex. le Danemark, l’Allemagne, l'Espagne, l'Angleterre, les
Etats-Unis, l'Italie et la France). Nos activités sont axées sur la
création d’entreprises à l’étranger (sociétés actives et sociétés
holding), dans le but principal de réduire les charges fiscales
imposées à ces entreprises.
Dans le cadre de ces activités, nous créons des sociétés:
1. -dans
l’UE (Union européenne):
Allemagne, Angleterre, Chypre, République tchèque,
Slovaquie, Espagne, Malte, Madère (Zone franche)
2. -CDI
(Convention
contre
la double imposition):
Suisse, Singapour,
Emirats arabes unis, y compris les zones franches des Emirats arabes
unis), Etats Unis
3.
Absence de Convention
contre la double imposition (Offshore):
Belize, BVI, Liechtenstein, Iles Caïmans, Bahamas,
Hong Kong
Nos autres centres d’activité sont les suivants:
-
Délocalisation de
personnes physiques dans un pays à faible fiscalité
-
Création de banques,
de sociétés offrant des services dans les finances et les assurances
en Nouvelle Zélande, dans l’Ile de Man, aux Etats-Unis, en Allemagne
et offshore
-
Licences pour
l’exploitation de jeux de hasard, licences pour les paris sportifs
(Malte, Ile de Man, Angleterre et offshore)
2.
Comment nous joindre
Merci de cliquer ici pour obtenir nos données de contact ou pour
remplir le
formulaire de contact. Nous vous signalons que dans notre cabinet
nous ne parlons qu’allemand et anglais. Nous ne pouvons donc
malheureusement pas conseiller les mandants ne parlant pas anglais.
Merci de votre compréhension! Si vous nous envoyez votre formulaire de
contact, le conseiller fiscal ou l’avocat compétent vous contactera ou
le cabinet compétent de notre réseau vous appellera. En règle
générale, nous avons besoin des indications suivantes:
·
Etat
actuel et état à atteindre, objectifs
·
Forme
juridique actuelle de l'entreprise
·
Objet de
l’activité commerciale dans le cadre de la création d’entreprises à
l’étranger
·
Votre
domicile fiscal
· Seriez-vous
prêt / Un mandataire serait-il prêt à déplacer votre /son centre
d’intérêt vital à l’étranger (Etat où se trouve le siège de la
société) et à occuper le poste de directeur ou opteriez-vous pour un
directeur nominee ou un directeur embauché à l’étranger ?
3.
Les différentes formes de créations d’entreprises à
l’étranger
1. Le
mandant ou un mandataire NE transfère PAS son centre d’intérêt vital
dans l’Etat où se trouve le siège de la société étrangère
(Configuration avec services fiduciaires et embauche de gérant)
Comme la plupart des pays disposent d’une législation destinée à
empêcher les abus de droit en matière fiscale, nous nous distançons
expressément des créations de sociétés dites « bon marché » pour
lesquelles une simple « boîte aux lettres » est installée à l’étranger
et /ou, dans le cadre de relations fiduciaires, une personne n’étant
même pas avocat ou conseiller fiscal assume des centaines de
relations fiduciaires. De telles constellations ne sauraient tromper
longtemps l’Administration fiscale du pays d’appartenance et il n’est
pas rare qu’elles se transforment pour le mandant en une véritable
catastrophe.
- Siège de la haute direction de l’entreprise:
Si, à l’étranger, le droit d’imposition doit s’appliquer au revenu
mondial, les critères définissant un établissement fiscal stable selon
la CDI doivent être remplis. Ceci concerne principalement le «
siège de la haute direction de l’entreprise ». A cet effet, il est
possible de choisir entre différents modes de constitution:
-
Un
avocat/conseiller fiscal à l’étranger (Etat où se trouve le siège de
la société étrangère) ou le cabinet en tant que personne morale
représente la société (fiduciairement) en tant que directeur et, au
moyen d’un contrat fiduciaire, transmet tous les droits et devoirs
au fiduciant (bénéficiaire/mandant).
-
Le
mandant transfère son centre d’intérêt vital à l’étranger et
représente lui-même la société en tant que directeur. Dans certains
cas, un transfert du « centre d’intérêt vital » n’est pas absolument
nécessaire, il suffit d’une présence dans le cadre de la haute
direction de l’entreprise (Mais attention avec les « affaires
courantes », il est rare que cela fonctionne.
-
Un
avocat/conseiller fiscal à l’étranger ou le cabinet en tant que
personne morale représente la société (fiduciairement) en tant que
directeur de la société ET le mandant – ou son mandataire -
transfère pendant la période de la haute direction de l’entreprise
son lieu de séjour à l’étranger, mais tous les deux ne sont
habilités à signer qu’ensemble.
·
En
plus de ces solutions,
il est
également possible qu’un un avocat /conseiller fiscal/employé du
cabinet ayant fondé la société soit embauché comme gérant dans
l’Etat où se trouve le siège de la société, c’est-à-dire avec un
contrat de travail (pas de relation fiduciaire) et un « salaire normal
». Ce « salaire normal » est fonction du niveau des salaires de l’Etat
où se trouve le siège de la société et devrait se monter à 600,00 -
1.800,00 euros par mois, suivant le volume de travail/de temps
nécessaire. Dans le rapport juridique interne, il est possible de
convenir que le gérant étranger ne peut agir qu’en se conformant à des
instructions ou le mandant devient deuxième directeur, et tous les
deux ne sont habilités à signer qu’ensemble. A titre occasionnel, il
est possible de « conclure des accords internes » stipulant que le
gérant étranger « reversera » une partie de son salaire, dans la
mesure où ceci est nécessaire et utile. Bien entendu, le gérant
déclare son salaire dans le cadre de sa déclaration d’impôts sur le
revenu et verse l’impôt sur le revenu et /ou les prestations de
sécurité sociale conformément aux règles de l’Etat où se trouve le
siège. Le salaire du gérant étranger fait donc partie des frais de la
société étrangère et il est ainsi déductible de l’impôt. Dans de
nombreux pays (comme p. ex. Chypre), une personne morale peut
également faire fonction de gérant, ce qui est souvent plus
judicieux pour les deux parties. Dans une telle éventualité, un
contrat de gérance serait signé entre la société étrangère et la «Directeur-Limited».
Dans ce cas-là également, il ne s’agit pas d’une relation fiduciaire.
Il peut être dérogé à ces règles
si l’on installe à l’étranger un lieu de production, une mine, une
carrière ou un autre lieu d’exploitation de ressources naturelles ou
un chantier de construction ou de montage dont la durée dépasse douze
mois. Dans ce cas-là, conformément à l’art. 5 de la CDI, il s’agit
toujours d’un établissement stable à l’étranger, quel que soit le
directeur de la société et de quelque pays qu’il soit originaire.
- Le siège commercial en bonne et due forme à l’étranger
Une « boîte aux lettres » n’est jamais un siège commercial en bonne et
due forme à l’étranger. La société doit disposer d’une adresse postale
(où elle doit pouvoir recevoir du courrier recommandé) et d’une ligne
de téléphone. Les exigences minimums sont les suivantes: adresse
postale correcte (permettant également de recevoir du courrier
recommandé), accessibilité téléphonique durant les heures normales
d’ouverture, accessibilité par fax. En général les « registered
offices » ne suffisent pas, car ils sont connus des Centres des impôts
du pays d’origine et l’Etat où se trouve le siège de la société
étrangère refuse d’accorder un numéro de TVA (exemple: Angleterre ).
En plus des «registered offices», nous vous proposons aussi des
«solutions head office», qui sont la preuve crédible que vous disposez
d’un siège commercial en bonne et due forme à l’étranger.
Nos prestations:
·
Création
de l’entreprise, inscription au registre du commerce
·
Mise à la
disposition d’un siège commercial en bonne et due forme
· Sur
demande: mise à la disposition d’un directeur nominee dans l’Etat où
se trouve le siège de la société ou embauche d’un directeur
· Sur
demande: mise à la disposition d’un actionnaire fiduciaire ou
d’actions au porteur, dans la mesure où ceci est autorisé dans le pays
concerné
· Ouverture
d’un compte au nom de la société, avec service de banque en ligne et
carte de crédit
· Mise
en contact avec un conseiller fiscal dans l’Etat où se trouve le siège
de la société, pour la comptabilité, les comptes annuels et la
déclaration provisoire de TVA
1.
Le mandant ou un mandataire transfère son centre d’intérêt vital dans
l’Etat où se trouve le siège de la société étrangère
Dans un tel cas, le mandant ou son mandataire (p. ex. un
collaborateur) représente lui-même la société en tant que directeur de
la société à l’étranger. Le centre d’intérêt vital se définit de la
façon suivante: être présent 51% de l’année à l’étranger (siège de la
société), avoir un domicile à son propre nom (par contre, un hôtel ou
un domicile chez des parents ne constitue pas un centre d’intérêt
vital ). Sur demande, nous nous chargeons de toutes les prestations
nécessaires:
·
Création
de la société, enregistrement au registre du commerce
·
Mise à la
disposition d’un siège commercial en bonne et due forme
·
Ouverture
d’un compte au nom de la société
· Mise
en contact avec un conseiller fiscal dans l’Etat où se trouve le siège
de la société, pour la comptabilité, les comptes annuels et la
déclaration provisoire de TVA
4.
Sociétés holding à l’étranger
L’installation d’une holding étrangère est un excellent moyen pour
transférer à l’étranger les bénéfices de sociétés de capitaux
nationales sans être assujetti à l’impôt. Ceci est d'autant plus
valable quand la directive UE mère-filiale est applicable et que la
holding étrangère et les entreprises concernées constituent donc une
société dans l'Union Européenne.
Conséquences juridiques holding UE:
Il n’est pas nécessaire de disposer d’une exploitation commerciale
(Liberté d’établissement UE), pas de retenue à la source en
application de la directive UE mère-filiale, dans la mesure où les
conditions exigées par la directive mère-filiale sont remplies (Seuil
et temps de participation minimums).
Les sociétés holding
chypriotes
ne sont pas imposées, de même que les sociétés suisses
jouissant du privilège holding (application de la directive UE
mère-filiale) et une
S.L.
espagnole remplissant les conditions du privilège holding.
Chypre se distingue particulièrement parmi les sociétés holding, car
ces sociétés n’y jouissent pas seulement d’un authentique privilège
holding, mais les dividendes distribués à des non-chypriotes n’y sont
pas imposés.
Existe-t-il LA holding idéale ?
Non, sûrement pas. Cela dépend de la situation de départ et des
objectifs que l’on cherche à atteindre. A l’intérieur de l’UE, ce sont
généralement les sociétés holding situées en Espagne, aux Pays-Bas, au
Luxembourg et à Chypre qui offrent les plus grands avantages. Mais la
Suisse elle aussi est intéressante, car on y profite du privilège
holding et la directive UE mère et filiale s’y applique. Dans
certaines constellations, les sociétés holding peuvent être
avantageuses en Autriche ou au Danemark. Mais la Grande-Bretagne est
un des pays présentant des inconvénients. En raison de l’absence d’une
CDI, l’installation d’une holding dans un « pays offshore » (pas de
convention contre la double imposition ) n’est généralement pas
recommandée (droit d’imposition à la source pour la filiale,
accusation d’abus de droit, etc.).
Pour choisir le lieu d’une holding, il convient de tenir compte de
plusieurs facteurs:
-
Lieu
d’implantation de la filiale (Convention contre la double
imposition, UE, absence de convention contre la double imposition ?)
-
Avantages et inconvénients du lieu d’implantation de la holding en
ce qui concerne les objectifs prioritaires
-
Les
activités extérieures à la holding effectuées dans l’Etat où se
trouve le siège de la holding sont-elles imposées?
-
Existe-t-il un privilège holding (p. ex. Chypre, Suisse, Espagne),
donc une absence d’imposition ou une imposition plus faible des
dividendes perçus (p. ex. Chypre, Suisse, Espagne, Pays-Bas)?
-
Quelle est l’imposition des sorties de capitaux/des versements de
dividendes vers le pays d’appartenance et vers l’étranger (Retenue
à la source)?
-
Quelle est l’imposition des paiements d’intérêts et de licences de
la holding?
-
Quelle est la déduction pour les moins-values sur cession et les
amortissements proportionnels?
-
Quelle est la déduction pour les frais de participation/le
financement extérieur des actionnaires?
Nos prestations dans le cadre de la création de sociétés holding à
l’étranger:
·
Choix d’un lieu d’implantation approprié pour la holding
·
Création de la société holding, inscription au registre du commerce
·
Siège commercial en bonne et due forme au lieu d’implantation de la
holding
·
Privilège fiscal pour les holdings, Centre des impôts du pays
·
Sur demande: mise à la disposition d’un directeur nominee et d’un
gérant employé au lieu d’implantation de la holding
·
Ouverture d’un compte, avec service de banque en ligne et carte de
crédit
·
Mise en contact avec des conseillers fiscaux au lieu d’implantation de
la holding
5. Sociétés
mères et filiales dans l’Union Européenne (directive UE mère-filiale)
et directive UE sur les fusions
Introduction
Conformément à la directive UE mère-filiale, les gains après impôts
(dividendes) de sociétés étrangères peuvent être perçus entre des
organismes sans être imposés. Le seuil de participation est de:
-
20%
du 1er janvier 2005 au 31 décembre 2006;
-
15%
du 1er janvier 2007au 31 décembre 2008; et
-
10%
à partir du 1er janvier 2009.
Exemple:
Une société holding chypriote Limited détient p.ex. 50% des parts
d’une société du mandant à l’extérieur de Chypre, mais dans l’UE. Par
application de la directive UE mère-filiale, la Limited chypriote
perçoit 50% des dividendes sans être assujettie à l’impôt, l’Etat de
la filiale n’a pas de droit d’imposition à la source.
Dans le cadre de la création de sociétés holding internationales, nous
vous proposons toutes les prestations nécessaires:
·
Création
de la société, inscription au registre du commerce
·
Mise à la
disposition d’un siège commercial en bonne et due forme
· Sur
demande mise à la disposition d’un directeur nominee dans l’Etat où
se trouve le siège de la holding ou embauche d’un directeur
· Ouverture
d’un compte au nom de la société
· Mise
en contact avec un conseiller fiscal dans l’Etat où se trouve le siège
de la société, pour la comptabilité, les comptes annuels et la
déclaration provisoire de TVA
· Classification
fiscale comme société holding auprès de l’administration fiscale de
l’Etat où se trouve le siège
6.
Convention contre la double imposition, Concept
d’établissement stable (Article 5 CDI)
Article 5 CDI:
(1)
Au sens de la présente Convention, l'expression « établissement stable
» désigne une installation fixe d'affaires
par l'intermédiaire de laquelle une entreprise exerce tout ou partie
de son activité.
(2)
L’EXPRESSION « ÉTABLISSEMENT
STABLE » COMPREND NOTAMMENT:
a) un siège de direction,
d) une usine,
e )un atelier,
f) une mine, une carrière ou tout autre lieu
d’extraction naturelle
(3)
ON NECONSIDè PAS QU’UNE ENTREPRISE A UN « ÉTABLISSEMENT STABLE » DU
SEUL FAIT QUE :
a) il est fait usage d’installations aux seules fins de stockage,
d’exposition ou de livraison de marchandises appartenant à
l’entreprise ;
b) des produits ou marchandises appartenant à l’entreprise sont
entreposés aux seules fins de stockage, d’exposition ou de livraison;
c) des produits ou marchandises appartenant à l’entreprise sont
entreposés aux seules fins d’être transformés ou traités par une autre
entreprise;
d) une installation fixe d’affaires est utilisée aux seules fins
d’acheter des produits ou marchandises ou de recueillir des
informations pour le compte de l’entreprise;
e) une
INSTALLATION FIXE D’AFFAIRES
EST UTILISÉE AUX SEULES FINS DE FAIRE DE LA PUBLICITÉ, DE FOURNIR DES
INFORMATIONS, D’EFFECTUER DES RECHERCHES SCIENTIFIQUES OU D’EXERCER
DES ACTIVITÉS ANALOGUES
QUI REPRÉSENTENT
POUR L’ENTREPRISE UN TRAVAIL PRÉPARATOIRE OU UNE TÂCHE ACCESSOIRE.
(4) Toute personne qui
agit dans l’un des Etats contractants pour le compte d’une entreprise
d’un autre Etat -
à moins qu’il ne s’agisse d’un
représentant indépendant
au sens du paragraphe 5 – est considérée comme un établissement
stable de ladite entreprise située dans le premier Etat si elle est
investie des pouvoirs nécessaires pour passer dans cet Etat des
contrats pour le compte de l’entreprise et exerce habituellement ces
pouvoirs dans cet Etat, à moins que son rôle ne se borne à l’achat de
produits ou de marchandises pour le compte de l’entreprise.
(5)
Une entreprise de l’un des Etats contractants n’est pas considérée
comme ayant un établissement stable dans l’autre Etat contractant du
seul fait qu’elle y exerce une activité commerciale par l’entremise
d’un courtier, d’un commissionnaire général
ou de tout autre représentant indépendant,
à condition que lesdites personnes agissent à ce titre dans le cours
habituel de leurs affaires.
Le fait qu’une société résidente de l’un des Etats contractants
contrôle une société ou soit contrôlée par une société qui est
résidente de l’autre Etat contractant ou qui y exerce une activité
commerciale (par l’intermédiaire d’un établissement stable ou de tout
autre manière) ne suffit pas à lui seul à faire de l’une desdites
sociétés un établissement stable de l‘autre.
7.
Les règles dont il faut tenir compte pour les sociétés
offshore pures (pas de CDI)
Dans le droit fiscal international, presque tous les pays distinguent
entre les Etats ayant signé une CDI et ceux ne l’ayant pas signée. Une
CDI (Convention
contre la double imposition),
c’est-à-dire une convention cherchant à éviter la double imposition,
est un contrat de droit international signé par deux Etats, dans
laquelle il est stipulé dans quelle mesure le droit d’imposition
appartient aux Etats contractants pour les revenus perçus dans leur
territoire une CDI doit éviter que des personnes physiques et morales
qui perçoivent des revenus dans les deux Etats soient imposées dans
les deux pays – donc doublement. A cet effet, une CDI décrit les
conditions dans lesquelles un établissement fiscal stable est
constitué, tant dans le pays d’appartenance qu’à l’étranger.
Extrait de l’art. 5 CDI:
Article 5 CDI:
(1)
Au sens de la présente Convention, l'expression « établissement stable
» désigne une installation fixe d'affaires
par l'intermédiaire de laquelle une entreprise exerce tout ou partie
de son activité.
(2)
L’EXPRESSION « ÉTABLISSEMENT
STABLE » COMPREND NOTAMMENT:
a) un siège de direction,
d) une usine,
e )un atelier,
f) une mine, une carrière ou tout autre lieu
d’extraction naturelle
(3)
ON NECONSIDè PAS QU’UNE ENTREPRISE A UN « ÉTABLISSEMENT STABLE » DU
SEUL FAIT QUE :
a) il est fait usage d’installations aux seules fins de stockage,
d’exposition ou de livraison de marchandises appartenant à
l’entreprise ;
b) des produits ou marchandises appartenant à l’entreprise sont
entreposés aux seules fins de stockage, d’exposition ou de livraison;
c) des produits ou marchandises appartenant à l’entreprise sont
entreposés aux seules fins d’être transformés ou traités par une autre
entreprise;
d) une installation fixe d’affaires est utilisée aux seules fins
d’acheter des produits ou marchandises ou de recueillir des
informations pour le compte de l’entreprise;
e) une
INSTALLATION FIXE D’AFFAIRES
EST UTILISÉE AUX SEULES FINS DE FAIRE DE LA PUBLICITÉ, DE FOURNIR DES
INFORMATIONS, D’EFFECTUER DES RECHERCHES SCIENTIFIQUES OU D’EXERCER
DES ACTIVITÉS ANALOGUES
QUI REPRÉSENTENT
POUR L’ENTREPRISE UN TRAVAIL PRÉPARATOIRE OU UNE TÂCHE ACCESSOIRE.
(4) Toute personne qui
agit dans l’un des Etats contractants pour le compte d’une entreprise
d’un autre Etat -
à moins qu’il ne s’agisse d’un
représentant indépendant
au sens du paragraphe 5 – est considérée comme un établissement
stable de ladite entreprise située dans le premier Etat si elle est
investie des pouvoirs nécessaires pour passer dans cet Etat des
contrats pour le compte de l’entreprise et exerce habituellement ces
pouvoirs dans cet Etat, à moins que son rôle ne se borne à l’achat de
produits ou de marchandises pour le compte de l’entreprise.
(5)
Une entreprise de l’un des Etats contractants n’est pas considérée
comme ayant un établissement stable dans l’autre Etat contractant du
seul fait qu’elle y exerce une activité commerciale par l’entremise
d’un courtier, d’un commissionnaire général
ou de tout autre représentant indépendant,
à condition que lesdites personnes agissent à ce titre dans le cours
habituel de leurs affaires.
Le fait qu’une société résidente de l’un des Etats contractants
contrôle une société ou soit contrôlée par une société qui est
résidente de l’autre Etat contractant ou qui y exerce une activité
commerciale (par l’intermédiaire d’un établissement stable ou de tout
autre manière) ne suffit pas à lui seul à faire de l’une desdites
sociétés un établissement stable de l‘autre.
Pour la plupart de nos mandants, ces règles signifient que l’existence
d’une convention en matière de double imposition les protège de la
constitution d’un établissement stable dans le pays d’appartenance
(Etat de résidence du mandant), dans la mesure où ils n’installent sur
le territoire qu’une représentation, un lieu de conseil (activités
auxiliaires) ou un entrepôt. Par contre, la plupart des pays sont
d’avis qu’en l’absence d’une convention en matière de double
imposition une représentation, un entrepôt ou un lieu de conseil
constituent un établissement stable dans le pays d’appartenance. Dans
le doute, cela signifierait que l’imposition des revenus mondiaux ou
que la majeure partie de l’imposition des sociétés étrangères n’a pas
du tout lieu à l’étranger, mais dans le pays du mandant, même quand le
« siège de la haute direction de l’entreprise » se situe dans l’Etat
où se trouve le siège de la société (donc à l’étranger). En tenant
compte de ces aspects, il convient donc de réfléchir mûrement avant de
procéder à la création d’une société offshore pure (pas de Convention
contre la double imposition).
Comme la plupart des pays, tels que Chypre, la Suisse, Singapour ou
les Emirats arabes unis (UAE), ont signé une convention contre la
double imposition, on peut fréquemment se demander s’il est judicieux
de créer une société offshore pure. Car Chypre ne taxe les
sociétés actives qu’à 10% et, comme elle appartient en outre à la
Communauté Européenne, elle applique en conséquence le principe UE de
la liberté d’établissement.
Singapour
ne taxe pas du tout les revenus étrangers et les Emirats arabes
exonèrent d’impôts l’ensemble des revenus. En Suisse (Zoug),
la charge fiscale totale pour les sociétés actives se monte à env.
15,5%. Il est donc possible de créer une société étrangère avec
Convention contre la double imposition qui ne sera pas du tout ou très
peu imposée.
Mais si, pour d’autres motifs, on souhaite quand même créer une
société offshore, il conviendra d’apporter le plus grand soin au
montage juridique. Il faudra également éviter d’installer une
représentation, un lieu de conseil ou un entrepôt dans le pays du
mandant. Bien sûr, les sociétés offshore présentent aussi généralement
des avantages: Pas de convention sur l’aide judiciaire, pas de
convention d’extradition fiscale avec d’autres pays, en règle générale
pas de registre du commerce officiel et les « Exempted Companies »
(sociétés qui ne réalisent des bénéfices qu’à l’extérieur de l’Etat où
se trouve leur siège) sont totalement exonérées d’impôts.
Nos prestations dans le cadre de créations d’entreprises offshore:
·
Création
de la société
·
Mise à la
disposition d’un siège commercial en bonne et due forme
· Sur
demande: mise à la disposition d’un directeur nominee dans l’Etat où
se trouve le siège de la société ou embauche d’un directeur
· Sur
demande: mise à la disposition d’un actionnaire fiduciaire ou
d’actions au porteur, dans la mesure où ceci est autorisé dans le pays
concerné
· Ouverture
d’un compte au nom de la société, avec service de banque en ligne et
carte de crédit
· Mise
en contact avec un conseiller fiscal dans l’Etat où se trouve le
siège de la société, pour la comptabilité, les comptes annuels et la
déclaration provisoire de TVA, si nécessaire
· représentation
du statut de « Exempted Company » face à l’administration du pays
d’appartenance
Avantages:
Pour être reconnu comme établissement stable à l’étranger, il n’est
pas nécessaire, du point de vue des pays UE, de disposer d’une
exploitation commerciale (liberté d’établissement UE), par conséquent
effet de la directive UE mère-filiale (encaissement de
dividendes étrangers exonérés d’impôt, p. ex. pour une société de
capitaux allemande) et en règle générale Convention contre la double
imposition.
1.1.
Chypre:
Impôt sur les bénéfices de 10%, indépendamment du gain, les
distributions de bénéfices ne sont pas imposées, si les actionnaires
sont étrangers. Les sociétés holding sont exemptées d’impôts.
-
Liberté d’établissement UE: oui
-
Convention contre la double imposition : oui, avec la plupart des
pays
-
Directive UE mère-filiale applicable: oui
-
Privilège holding: oui
-
Secret bancaire: strict
-
Relations fiduciaires autorisées: oui
Avantage: liberté d’établissement UE, donc Convention contre la double
imposition, impôts très bas en comparaison avec les autres pays
européens, les distributions de dividendes ne sont pas imposées, dans
la mesure où un Non-Chypriote en est le bénéficiaire (dans le cas
contraire, prélèvement libératoire de 15%). Les sociétés holding sont
entièrement exonérées d’impôts.
1.2.
Angleterre
:
taux d’imposition PME : 0-19% (jusqu’à 300.000 livres angl. de
bénéfice), puis augmentation progressive jusqu’à 30%. Enregistrement
TVA uniquement obligatoire au-delà de 60.000 livres angl. (env.
100.000 euros). Relation très libérale envers les sociétés offshore, a
signé une CDI avec l’Ile de Man.
-
Liberté d’établissement UE: oui
-
Convention contre la double imposition : oui, avec la plupart des
pays
-
Directive UE mère-filiale applicable: oui
-
Privilège holding : non
-
Secret bancaire: strict
-
Relations fiduciaires autorisées: oui
Avantage: Liberté d’établissement UE, par conséquent Convention contre
la double imposition, en comparaison avec les autres pays européens
faible taux d’imposition des PME.
1.2.1 Limited Company anglaise avec société offshore,
Royaume Uni
Ltd
seulement en tant qu’agent: possibilité de transférer jusqu’à 90% des
bénéfices avant impôts
Il est possible de transférer dans le pays offshore
jusqu’à 90% des bénéfices anglais avant impôt dus en Angleterre, si la
Limited anglaise ne sert que d’« agent » (Contrat de transfert de
bénéfices et contrat de domination entre Ltd offshore et Ltd UK)
1.3
L’Irlande
·Liberté
d’établissement EU: oui
·Convention
contre la double imposition : oui, avec la plupart des pays
·directive
UE mère-filiale applicable: oui
·Privilège
holding: suivant le type de création
·Secret
bancaire: strict
·Relations
fiduciaires autorisées: non
En Irlande, le taux de l’impôt sur les sociétés est de 12,5%.
Inconvénient éventuel: la forte imposition sur les revenus de 20-60%
pour les personnes physiques et le fait que les relations fiduciaires
soient interdites ou pratiquement impossibles à réaliser dans la
pratique. Convient pour les «transferts d’entreprises réels»
1.4.
Portugal/Madère
Bref aperçu des avantages:
-
Société UE,
par conséquent liberté d’établissement UE et directive UE
mère-filiale applicables
-
Portugal/ Madère fait de la Zone franche (mais PAS les
Canaries ou la Zone spéciale canarienne), par conséquent pas de
taxe sur le chiffre d'affaires à l'importation de marchandises
dans l’UE, application 6. directive CE
Impôts:
-
Type I: exonération fiscale totale
-
Type II:
garantie d’un
taux d’imposition de 4 % jusqu’en 2012 et 5 % jusqu’en 2020
L’exonération fiscale et l’imposition réduite sont assorties de
conditions, comme p.ex. la création d’emplois et d’un établissement
commercial. Notre cabinet de Madère est en mesure de réaliser ces
conditions. En règle générale, cette solution ne convient que pour un
transfert réel d’établissement ou pour l’installation d’un
établissement réel à Madère. Toutefois, nos partenaires peuvent
réaliser les conditions nécessaires à une ou à une diminution
d’impôts, même en l’absence d’un établissement stable réel. A cet
effet, des résidents sont embauchés par contrat auprès de la société
(400 euros/mois) et un bureau est loué. Mais ceci engendre chaque mois
des dépenses.
Pour la plupart des pays, la reconnaissance d’un établissement fiscal
stable nécessite l’établissement d’une exploitation commerciale dans
l’Etat où se trouve le siège de la société. L’administration fiscale
peut réclamer une attestation de résidence fiscale à l’administration
fiscale étrangère. Si on n’installe pas d’établissement commercial, il
suffit en général de disposer d’une domiciliation dans un
business-center (www.regus.com
) et d’y utiliser un bureau 10 heures par mois. Le gérant fiduciaire
peut faire fonction d’employé, mais sa rémunération doit être alors «
courante ».
2.1.
Suisse:
La charge fiscale varie selon les cantons, car la charge fiscale
totale se compose de l’impôt fédéral (8,5%) et de l’impôt cantonal. Un
taux d’impôt sur les bénéfices de 15,5% est réalisable (Zoug).
Particularité: les impôts versés sont assimilés à des frais de
fonctionnement, ce qui réduit d’autant la charge fiscale réelle à
partir de la deuxième année.
-
Liberté d’établissement UE: non
-
Convention contre la double imposition : oui
-
Directive UE mère-filiale : la Suisse s’est assujettie à la
directive UE société mère-filiale; reconnaissance mutuelle par des
accords bilatéraux
-
Secret bancaire: très strict
-
Relations fiduciaires autorisées: oui
-
Actions au porteur: OUI
Avantages: faible charge fiscale, proximité de l’argent, secret
bancaire.
Cas particulier filiale UE d’une société étrangère:
dans le cas d’une société suisse, pas d’obligation de verser 20.000 F
suisses de capital social, il n’est pas nécessaire de disposer d’une
exploitation commerciale, Charge fiscale de seulement 8,5% dans le
cadre du privilège de domicile.
2.2.
Dubaï
:
PAS d’impôts, sauf pour les compagnies pétrolifères, les compagnies
chimiques et les banques.
-
Pays à basse fiscalité selon l’ AstG (loi sur l’imposition des
opérations internationales): oui
-
Application de 8 AStGi (imposition additionnelle dans le cas de
l’influence prédominante d’un Allemand): OUI
-
Liberté d’établissement UE: non
-
Convention contre la double imposition: oui
-
Directive UE mère-filiale applicable: non
-
Secret bancaire: très strict
-
Relations fiduciaires autorisées: oui
Avantages: pas d’impôts.
En s’y
prenant habilement, les « revenus blancs » (non assujettis à l’impôt
en Allemagne) peuvent être transférés en Allemagne.
Inconvénient: très haut capital social en comparaison avec d’autres
formes juridiques, taxes sur la création d’entreprise et éventuels
droits de licence élevés, un minimum de 51% des parts
sociales doit être détenu par des autochtones, à l’exception des
zones franches et solution fiduciaire possible. La « Société
offshore Dubaï » permet d’installer une forme
juridique sans capital social.
2.2.1: VAE, Exempted Companies
-
Liberté d’établissement UE: non
-
Convention contre la double imposition : oui, avec la plupart des
pays
-
Directive UE mère-filiale applicable: non
-
Secret bancaire: strict
-
Relations fiduciaires autorisées: oui
Avantages: pas d’impôts. En s’y prenant habilement, les « revenus
blancs » (non assujettis à l’impôt) peuvent être transférés à
l’étranger.
2.3.
Singapour
-
Liberté d’établissement UE: non
-
Convention contre la double imposition : oui, avec presque tous les
pays
-
Directive UE mère-filiale applicable: non
-
Secret bancaire: extrêmement strict
-
Relations fiduciaires autorisées: oui
Singapour est appelée – non sans raison – La « nouvelle Suisse ». Les
bénéfices étrangers n’y sont pas imposés. Les bénéfices réalisés dans
le pays sont imposés à 18%, mais les 200,000 premiers dollars
Singapour sont exonérés d’impôt.
2.4.
ETATS-UNIS:
La charge fiscale varie selon l’Etat fédéral et l’« objet ». Une
charge fiscale de 15% est réalisable. Taux d’imposition normal: 30%.
-
Liberté d’établissement UE: non
-
Convention contre la double imposition : oui, avec presque tous les
pays
-
Directive UE mère-filiale applicable: non
-
Secret bancaire: moyen
-
Relations fiduciaires autorisées: oui
-
Actions au porteur autorisées: non, mais les actionnaires ne sont
pas inscrits au registre du commerce.
Avantage: L’INC est la forme pure des sociétés par actions et
constitue ainsi une bonne forme juridique pour la capitalisation, pas
d’obligation de verser un capital social, généralement peu de frais en
comparaison avec les autres formes de SA, possibilité de créer des
entreprises unipersonnelles. Les actionnaires ne sont pas inscrits au
registre du commerce. La plupart des Etats fédéraux des USA ne
connaissent pas de TVA.
·Liberté
d’établissement UE: non
· Convention
contre la double imposition: non
·Directive
UE mère-filiale applicable: non
·Secret
bancaire: très strict
·Relations
fiduciaires autorisées: oui
·Registre
du commerce officiel: en règle générale, non
· Actions
au porteur autorisées: oui, dans la plupart des Etats offshore, les
actions au porteur sont autorisées. Par conséquent, il n’est
généralement pas nécessaire d’avoir un actionnaire fiduciaire.
· Impôts:
dans la plupart des pays, les exempted companies
(sociétés qui ne réalisent des bénéfices qu’à l’extérieur de l’Etat où
se trouve leur siège) sont exonérées d’impôts.
Dans l’Ile de Man, impôts forfaitaires de 450 livres angl. Au
Liechtenstein, selon la forme juridique et le chiffre d’affaires, pas
d’exonération fiscale.
·
Taxes sur le chiffre d’affaires: les pays offshore typiques
(Seychelles, Maurice, Hong Kong, Iles Vierges britanniques (BVI),
Bahamas, Nevis, Dominique, St-Vincent, Belize) ne prélèvent pas de
taxe sur le chiffre d’affaires.
Exemples de pays offshore :
-
Asie & Pacifique:
Seychelles, Maurice, Hong Kong
-
Iles
Vierges britanniques (BVI), Bahamas, Nevis, Dominique, St-Vincent,
Ile de Man,
-
Amérique Latine:
Panama, Belize
-
Liechtenstein SA, SARL, trust, établissement, fondation
-
Ile de Man:
impôts forfaitaires de 450 livres angl. p.a. pour les bénéfices
étrangers. Fait partie des zones franches de l’UE.
Avant d’installer une société offshore, le mandant devrait être
attentif à la stabilité politique et économique du pays.
Avantages: en règle générale, pas ou peu d’impôts, pas de registre du
commerce officiel,
pas de
convention sur l’aide judiciaire, pas de convention d’extradition
fiscale avec d’autres pays
Inconvénients: comparez les détails fournis dans le texte ci-dessus.
8.
Quelques exemples de créations de sociétés à l'étranger
8.1. Comme objet commercial, le mandant n'exerce qu'une activité de
conseil, pas de site de production
Le mandant se plaint d'une charge fiscale trop lourde dans son pays.
Son objet commercial ne constitue pas forcément un établissement
fiscal stable à l'intérieur du pays (p.ex. en France) selon art. 5
CDI, car il exerce une activité de conseil, et non pas de production.
Solution possible :
création d'une société étrangère dans l'UE, le choix se porte sur
Chypre. Comme le mandant ne souhaite pas transférer son centre
d’intérêt vital à l’étranger, il opte pour un directeur nominee ou un
directeur embauché à Chypre. De plus, on installe à Chypre un
head-office pourvu d’une adresse postale correcte, d’un téléphone et
d’un fax. En France, on installe uniquement une représentation, donc
une simple activité de conseil dans le sens de l’art. 5 de la CDI. Par
la suite, les clients concluent des contrats avec la Limited
chypriote, établissement stable de Chypre, en France seules activités
de conseil. Le mandant est actionnaire à 50% de la Ltd chypriote, les
50% restants sont détenus par une société offshore qu’il a fondée à
cet effet aux Seychelles. Conséquences fiscales: l’imposition des
revenus mondiaux de l’entreprise a lieu à Chypre, avec 10% d’impôt sur
les bénéfices. Si des dividendes sont distribués au mandant, ils sont
assujettis à l’impôt sur les revenus en France. Sinon, le mandant
perçoit un honoraire de « sa Limited chypriote », en tant que
représentant en France. Cet honoraire – naturellement modeste – est
imposé en France. Comme aucun Chypriote n’est actionnaire de la Ltd
chypriote, le prélèvement libératoire de 15% dû dans ce cas-là à
Chypre ne doit pas être versé, l’imposition finale de l’entreprise
reste de 10%. Les investissements (p.ex. l’achat d’un immeuble en
Espagne, ne sont pas effectués par le mandant, mais par sa Limited
chypriote.
8.2 Le mandant a une activité de production
Le mandant a dans son pays (p. ex. en France) des objets commerciaux
qui, selon art. 5 CDI, ne constituent pas nécessairement un
établissement fiscal stable dans son pays, comme des activités de
production ou un magasin. La charge fiscale totale le dérange. Mais
l’établissement stable doit rester sur le territoire national, donc
dans cet exemple la France.
1ère solution possible:
Tout d’abord, l’établissement stable imposé dans le pays du mandant,
dans ce cas-là la France. Le mandant crée une société holding dans
l’UE (p. ex. Chypre, Suisse, Danemark) qui détient 100% des parts dans
l’établissement du pays d’appartenance.
En application de la directive
UE mère-filiale, les dividendes du pays d’appartenance (ici: la
France) sont perçus sans être imposés dans la holding étrangère, le
droit français (à titre d’exemple), ne prévoit pas la retenue à la
source.
2ème solution possible (séparément ou en complément de la
première solution):
Le mandant crée une société étrangère dans l’UE, mais au moins
Convention contre la double imposition avec la France. Cette société
étrangère présente des factures à la société française, ce qui réduit
le bénéfice avant impôts en France.
8.3. Le mandant a une activité de production et souhaiterait procéder
à un transfert partiel ou total de son entreprise à l’étranger
Une société étrangère est créée dans un pays à moindre charge fiscale
où les coûts salariaux et les coûts de production sont peu élevés. A
cet effet, un lieu de production est réalisé à l’étranger, il est
complété par une installation commerciale et un collaborateur qui
s’installe à l’étranger est embauché comme gérant de la société
étrangère. Dans le pays d’appartenance du mandant, p.ex. la France, il
reste soit un établissement stable soit une simple représentation.
L’établissement stable du pays d’appartenance (ici: la France)
détient des parts dans l’établissement étranger. Si cet établissement
étranger se trouve dans l’UE, le transfert des dividendes vers la
France est exonéré d’impôts. Si cet établissement étranger ne se
trouve pas dans l’UE, mais dans un pays ayant signé la Convention
contre la double imposition, le transfert des dividendes étrangers
vers la France est exonéré d’impôts, après une retenue à la source de
5 à 10%.
8.4. Le mandant a une entreprise d’import-export
Le mandant crée une société étrangère qui a signé une
convention en matière de double imposition
avec son pays d’appartenance. La société étrangère sera désormais
l’acheteur des marchandises à l’étranger, p. ex. en Chine. Le « lieu
de livraison » des marchandises est l’entrepôt de la société étrangère
dans le pays d’appartenance du mandant. Conformément à l’art. 5 de la
CDI, un entrepôt ne constitue pas un établissement stable. Les
clients (acheteurs) commandent des marchandises auprès de la société
étrangère, « des centres d’information/des call-centers » peuvent
servir d’intermédiaires et ne constituent pas des établissements
stables dans la mesure où ils n’exercent que des activités de conseil.
Comment puis-je récupérer de l’argent de ma société
étrangère sans transfert de mon centre d’intérêt vital dans l’Etat où
se trouve le siège de la société ?
Il
faudrait tout d’abord se poser la question de savoir dans quelle
mesure les versements de capitaux à la personne physique résidant à
l’extérieur de l’Etat où se trouve le siège de la société étrangère
peuvent être évités et même s’il est judicieux d’y procéder. Car la
société étrangère - en tant que personne morale – peut naturellement
procéder à des investissements au niveau international et/ou
constituer des actifs. Par conséquent, la représentation de la société
étrangère peut faire valoir des frais auprès de l’établissement stable
étranger, comme p. ex. frais de bureau, télécommunication, véhicule,
repas d’affaires, voyages d’affaires, etc. Car l’argent n’est pas «
dilapidé » mais « utilisé ». Mais si l’on souhaite quand même procéder
à un afflux à l’étranger (Etat où se trouve le siège du mandant), il
est utile de recourir aux stratégies suivantes:
-Le
mandant/fondateur de la société étrangère retire de l’argent avec la
carte de crédit de la société étrangère dans le pays d’appartenance.
L’opération comptable serait la suivante : « banque société étrangère
à caisse sociétés étrangère ». Donc pas d’afflux pour la personne
physique. S’il se produit une répartition cachée des bénéfices (la
somme X n’est plus dans la caisse, aucuns frais /factures déductibles
ne sont disponibles), la plupart des pays taxent ces répartitions
cachées de bénéfices à un taux d’imposition variant entre 10 et 25%.
Une telle imposition peut être nettement plus faible que l’imposition
sur le revenu en cas de versement direct au mandant /fondateur.
-Au
moment choisi pour la distribution des bénéfices (distribution des
dividendes), le mandant transfère son centre d’intérêt vital dans un
pays à basse fiscalité et il est lui-même actionnaire de la société
étrangère. Si, par la suite, le mandant souhaite revenir dans son pays
d’appartenance, son « pays d’accueil » doit avoir signé une convention
en matière de double imposition avec son pays d’appartenance. Après
avoir réalisé son centre d’intérêt vital à l’étranger (51% de l’année,
domicile à son propre nom), il se fait distribuer les dividendes et
les déclare dans le pays à basse fiscalité.
-Le
mandant/fondateur reçoit un prêt d’une société étrangère.
-Le mandant fonde dans son pays d’appartenance une société de capitaux
qui détient les parts de la société étrangère. Si les deux sociétés
sont résidentes de l’UE, le transfert des
dividendes étrangers vers la société du pays d’appartenance
est exonéré d’impôts. En cas de seule
Convention contre la double imposition,
le transfert des dividendes étrangers vers
la société du pays d’appartenance est exonéré d’impôts, après une
retenue à la source de 5 à 10%.
-La
loi sur le blanchiment d’argent s’applique dans la plupart des pays à
partir de 10.000 ou 15.000 euros. Donc, si le mandant va chercher de
l’argent à l’étranger (siège de la société étrangère) et introduit des
sommes inférieures à ces limites dans son pays d’appartenance, il ne
peut aucunement être poursuivi par l’administration fiscale de son
pays d’appartenance.
Nous ne vous avons donné que quelques exemples des différentes
possibilités de créer des entreprises à l’étranger. Mais, quel que
soit votre choix, n’oubliez pas que les montants/les revenus
imputables à un contribuable sont assujettis à l’impôt dans le pays où
il a sa résidence habituelle (son centre d’intérêt vital). Si ces
montants/revenus ne sont pas déclarés comme revenus à l’administration
fiscale du pays d’appartenance, le contribuable se rend coupable de
fraude fiscale.
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